5G : quand un média relaye la propagande des industriels

Publié le par Stop Linky-5G Montpellier

Voici nos commentaires concernant un article intitulé "C'est confirmé, la 5G est sans danger pour votre santé" publié sur un site consacré aux smartphones (en lien tout en bas) :

Cet article reprend les allégations de l'ICNIRP sans indiquer qu'il s'agit d'une institution dont les conflits d'intérêts avec les industriels ont été reconnus par un tribunal italien :

Nancy de Méritiens, auteur du documentaire Ondes, science et manigances décrit l’ICNIRP comme une « association créée par des scientifiques issus du nucléaire pour proposer des normes en matière d’ondes électromagnétiques. A l’origine, il y découvre des scientifiques qui travaillaient pour Motorola ou pour l’armée américaine ».

Le créateur et premier président de cette institution est le scientifique australien Michael Repacholi, connu pour avoir été embauché comme consultant par plusieurs entreprises du secteur des télécoms et de l’électricité. Mais comme le précise sa biographie sur le site internet de l’ICNIRP, dont il est encore président émérite, « sa fonction lui donne le statut d’observateur des réunions de l’ICNIRP sans droit de vote, il n’est donc pas tenu de remplir une déclaration de conflits d’intérêt. »

Évidemment aucune allusion à l'étude du National Toxicolgy Program et l'interprétation malhonnête de la FDA (Food and Drug Administration) des résultats de cette étude comme l'explique très bien le Docteur Ronald Melnick, le concepteur principal de l'étude lui-même.

Rien non plus sur les résultats de l'étude de l'institut Ramazzini sortis quelques mois plus tard.  Les animaux de cette étude ont été exposés sur une longue durée à des ondes de la téléphonie mobile variées et à intensité faible qui simulaient les niveaux d'exposition d'une personne vivant a proximité d'une antenne 2G et 3G et ils ont développé les mêmes cancers que les animaux de l'étude du NTP, c'est à dire des gliomes et des schwannomes du cœur (correspondant au niveau de l'oreille au neurinome de l'acoustique).

Rien non plus sur l'étude Mobi-Kids dont les résultats sont attendus depuis plus de 3 ans. En revanche, pour déployer la 5G, les industriels n'attendent pas.

Et l'"argument" préféré des industriels : "les ondes millimétriques ne traversent pas ou moins la peau" parfaitement contré dans le dossier d'ondes.brussels intitulé "5G, des risques inconsidérés pour les santé et l'environnement" en page 14 et 15 :

"...  l'industrie des télécommunications soutient qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter : les rayonnements de hautes fréquences de la 5G seront principalement absorbés en périphérie du corps puisque l’épaisseur de peau n’est que de quelques millimètres à ces fréquences. C’est d’ailleurs un argument couramment avancé par les ingénieurs. Ces derniers ont tendance à assimiler, un peu rapidement, les matériaux vivants à des matériaux conducteurs homogènes et inertes et à omettre dans leurs raisonnements toute la complexité des systèmes biologiques capables de répondre à des stimuli électromagnétiques extérieurs autrement que par le seul phénomène d’échauffement.

...

De toute évidence, on ne peut prétendre que l’effet de peau confère une protection aux cellules et tissus externes (peau, yeux par exemple). Or, les effets de surface peuvent être importants. Dans tous les cas, les effets de surface de la 5G impacteront davantage les organismes avec des rapports surface/volume élevés (tous les êtres vivants de petite taille, dont nourrissons et enfants, mais aussi abeilles, oiseaux, végétaux par exemple).

...

Ronald Melnick, PhD, toxicologiste des National Institutes of Health, qui a dirigé l’équipe qui a conçu l’étude du National Toxicology Program26, a manifesté ses préoccupations quant à des dommages plus graves : « Il est urgent d'évaluer les effets de la 5G sur la santé avant que des millions de personnes ne soient exposées. Nous devons savoir si la 5G augmente le risque de maladies de la peau comme le mélanome ou d'autres cancers de la peau. »

...

Martin Pall, PhD, professeur émérite de la Washington State University aux Etats-Unis, attire en effet l’attention sur le fait que, à intensité similaire, les rayonnements électromagnétiques non ionisants de nos technologies sans fil peuvent générer davantage de dégâts à l’ADN et les cellules que des rayonnements ionisants, dont font partie les rayons UV par exemple. Sur cette base, on peut s’attendre à ce que le déploiement de la 5G s’accompagne d’une augmentation du nombre de mélanomes et autres cancers de la peau.

...

Des spécialistes, comme le professeur Martin Pall, s’inquiètent par ailleurs des conséquences sur les cellules de l’œil. Avec l’arrivée de la 5G, il se peut que nous devions faire face à une augmentation importante de troubles oculaires tels que des cataractes, rétines détachées, glaucomes et dégénérescences maculaires.

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Shana 14/03/2020 17:25

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